Pour la moralisation de la vie politique

Parmi les engagements que je souhaite prendre dans le cadre de ma candidature aux élections législatives des 11 et 18 juin prochain, la moralisation de la vie politique et la rénovation démocratique de notre pays sont une priorité.

Ce changement est souhaité par les Français. D’après les études d’opinion, nous sommes ainsi 86% à vouloir la limitation du nombre de parlementaires, 81 % à souhaiter l’interdiction d’exercer plus de quinze ans un mandat électif, quel qu’il soit, ou encore 84% à souhaiter l’obligation pour tout élu concerné de démissionner de la fonction publique.

Ce renouvellement sera en premier lieu initié par la mise en oeuvre des propositions faites par Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle :

→ La réduction du nombre de parlementaires. Aux Etats-Unis par exemple, pays de 320 millions d’habitants, il y a 435 députés à la chambre des représentants, sans que l’influence du Parlement ne soit réduite.

→ La limite de trois mandats identiques successifs, pour éviter les positions de rentes, déconnectées de l’économie et de la société.

→ Des garde-fous seront mis en place pour éviter les abus, comme l’interdiction d’exercer une activité de conseil en parallèle d’un mandat électif.


Cette volonté de renouvellement du président et du mouvement En Marche! s’est concrétisée dans les critères de choix des candidats investis par La République En Marche! : 95% des candidats sont non sortants, 77% n’ont aucun mandat à ce jour. L’investiture a ainsi été refusée à certains candidats qui avaient déjà exercé deux mandats parlementaires.

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Mais il s’agit aussi pour moi d’aborder le rôle de député différemment, d’une manière qui me représente davantage et qui est plus en phase avec les aspirations de la société vis-à-vis de leurs représentants.

Je crois le travail fait en concertation plus efficace : je n’étais pas seul pour les réussites dont je suis le plus fier dans ma vie, je ne travaillerai pas seul. Je crois au souhait des Français de faire vivre la politique, d’y participer.

Voici plusieurs exemples concrets de ce qui animera mon mandat:

→ Si celle-ci est conservée : pour l’utilisation de la réserve parlementaire qui sera allouée à mon mandat (et non pas « ma réserve parlementaire »), je mettrai en place un jury citoyen, c’est-à-dire que sera constitué, par tirage au sort, un jury parmi les femmes et les hommes qui auront été intéressés par la démarche.Ce jury sera en charge d’examiner les dossiers de porteurs de projet, associations principalement mais aussi collectivités. Les aides pourront ainsi bénéficier à la rénovation d’un terrain de sport, être une aide à l’accompagnement des agriculteurs en difficulté ou encore à la rénovation d’un bâtiment du patrimoine rural…

Je crois en la vertu de ce mode d’attribution de la réserve parlementaire. D’un montant d’environ 130 000 euros au total, une aide peut donner un véritable coup de pouce à un projet utile à tous, ainsi qu’il rend hommage au travail des bénévoles d’associations, qui ne comptent pas leurs heures au service de la collectivité.

Toutefois, si la réserve parlementaire devait disparaître, ce sera au profit d’aides plus pérennes pour les associations qui portent des projets utiles dans toute la France : les montants de la réserve parlementaires permettent actuellement un saupoudrage bien plus qu’une aide à la pérennisation des actions.

→ Je ne crois pas qu’une élection à un mandat, quel qu’il soit, représente un blanc seing ; un élu ne doit pas se présenter devant les citoyens une fois tous les cinq ans. Je mettrai en place un dispositif d’évaluation de mon travail parlementaire.Il s’agira d’un échange, ayant pour base un compte rendu régulier des textes que j’ai soutenu, en expliquant ces choix de manière rationnelle, objective et sans dogmatisme. Une plateforme permettra de recueillir vos commentaires mais aussi à chacun de proposer des thèmes qu’il souhaite mettre en avant, et je m’engagerai à transformer ces idées en propositions de lois discutées en séance parlementaire. Bien sûr, plusieurs fois par mois, ces échanges se feront en personne, dans l’ensemble de la circonscription.

 

Je porterai au niveau national une loi prévoyant l’extension de ce type de contrôle innovant à tous les parlementaires. Je crois que nous pouvons aller plus loin dans la démocratie. Nos attentes vis-à-vis de la politique et de ceux qui l’incarnent sont nombreuses. Le renouvellement des parlementaires, dont la plupart, comme moi, ne sont pas des « professionnels » de la politique, sera une première étape.


La confiance et la participation des Français dans le monde politique évolueront positivement, je le crois, si nous mettons en œuvre des mécanismes innovants à la fois d’évaluation et de contrôle parlementaire, mais aussi de participation de tous, à l’image des jurys citoyens avec lesquels j’entends travailler.