Emploi : transformer le marché du travail

Former, accompagner, protéger. 

Le monde du travail tel que nous le connaissons a profondément évolué : il n’y a plus une carrière unique au sein d’une seule entreprise, mais des carrières entre différents emplois, des passages entre le salariat et le statut d’indépendant, des transitions vers le chômage plus fréquentes. Nous allons accompagner ces changements, les anticiper.

De plus en plus d’entre nous souhaitent développer leur activité, être indépendants : plus de 3 millions de Français sont désormais indépendants, contre un peu plus de 20 millions de salariés. Il faut accompagner les projets professionnels de chacun, tout en permettant de repartir en cas d’échec. Les travailleurs indépendants ne sont aujourd’hui pas protégés : c’est pourquoi le projet de la majorité présidentielle prévoit la création d’une assurance chômage pour tous.

Ce modèle doit protéger. Actuellement, le marché du travail est segmenté entre ceux qui en bénéficient, qui sont intégrés et bénéficient des formations, et ceux en dehors, exclus. La formation à l’école et tout au long de la vie doit être repensée, tout comme l’accompagnement aux transitions dans la vie professionnelle.

Il faut lutter contre le chômage de masse qui s’est installé en France. Il est d’environ 10% de la population active en France. Plus que les aléas de l’économie française, le chômage structurel est élevé, celui qui est la résultante des dysfonctionnements du marché du travail. Pour répondre efficacement à ces dysfonctionnements, nous devons changer de modèle de croissance : c’est l’objet du programme du président de la République, avec le plan d’investissement de 50 milliards d’euros sur cinq ans pour préparer l’avenir de la France et des Français et relancer la croissance, mais aussi le choix d’une politique fiscale plus juste, qui privilégie le travail et l’investissement pour soutenir la croissance.

Mais proposer des solutions en matière de chômage impose de comprendre le fonctionnement de l’économie. En France, tous les ans, 10 000 emplois par jours disparaissent, mais 10 000 emplois sont aussi créés dans le même secteur, c’est-à-dire que certaines entreprises créent de l’emploi, d’autres sont en difficulté. Ces changements s’opèrent dans un même secteur, qu’il s’agisse de l’industrie automobile ou du textile, et non pas entre secteurs en crise et ceux en croissance – par exemple les emplois détruits dans le textile traditionnel sont remplacés par des emplois dans le textile technique. Il est normal que la France créé des emplois dans les secteurs les plus innovants.

Sur le chantier de l’emploi, quelles sont les priorités dont la France a besoin ?

 

Donner leur chance à tous les jeunes

1/ L’apprentissage est un enjeu humain et un enjeu pour la montée en gamme de notre économie.

Les chiffres sont clairs : l’apprentissage permet aux jeunes qui en ont fait le choix de trouver un emploi bien plus facilement.

L’apprentissage est valorisant, il permet d’apprendre un métier et d’avoir des compétences recherchées par les entreprises.

L’apprentissage contribue significativement à accroître la qualification de la population active dans son ensemble, à faire « monter en gamme » notre économie, à élever le niveau de vie et d’emploi des actifs.

→ Pourtant l’apprentissage n’est pas assez valorisé dans notre pays, le système est trop complexe pour les entreprises. Avec les autres députés de la majorité de La République En Marche !, nous faciliterons l’embauche d’apprentis pour les entreprises : nous rassemblerons les aides et subventions en une aide unique avec des critères simples et mettrons en place un guichet unique pour les entreprises pour les démarches d’embauche. Le contrat d’alternance sera unifié et simplifié.

→ Pour que la formation soit davantage conforme aux besoins de l’économie et aux métiers de demain, les branches professionnelles seront associées dans la définition des programmes, l’organisation des formations et la définition des métiers d’avenir.

2/ Nous développerons également l’alternance et en ferons le cœur de la formation professionnelle.

Nous ferons de l’alternance la voie privilégiée pour l’accès à un ensemble de métiers ; cela passera par le développement de l’alternance dans les lycées professionnels mais aussi la possibilité de préparer une licence professionnelle sur trois ans en alternance (qui n’est aujourd’hui proposé qu’en dernière année), pour assurer une plus grande continuité entre l’enseignement dispensé dans les lycées professionnels et celui qui est proposé à l’université.

Assurer la formation de tous et protéger

Le projet du président de la République prévoit pour l’emploi le développement de l’accompagnement et des formations.
La formation professionnelle des adultes sera profondément modifiée pour la rendre accessible à tous :

L’accès à la formation professionnelle est inégalitaire selon l’âge, la taille de l’entreprise (se sont surtout les salariés des grandes entreprises qui en bénéficient), et selon le niveau de diplômes : 68% des cadres contre 37% des ouvriers et 25% des personnes n’ayant aucun diplômes. De fait, ces inégalités se retrouvent pendant le chômage : près de 50 % des demandeurs d’emploi n’ont pu bénéficier d’une formation après 6 mois de chômage.
Le système de formation n’est pas efficace : les choix sont souvent limités à des listes de formations qui ne correspondent pas toujours aux aspirations individuelles, ni aux besoins du marché du travail.  On ne connaît pas la qualité ni les débouchés des formations proposées.

→ Nous rendrons le système plus efficace. Nous créerons des droits individuels : chacun pourra s’adresser aux prestataires de formation selon ses besoins. Chacun disposera d’une information complète sur les résultats concrets de chaque formation, de chaque accompagnement (retour à l’emploi, impact sur la trajectoire salariale…) car tous les organismes seront obligés de se soumettre à une labellisation et d’afficher leurs performances : plus personne ne s’engagera dans une formation sans savoir à quoi elle mène ni quelle est sa qualité.

→ Aujourd’hui, les droits à la formation des personnes fragiles sont insuffisants, car ils dépendent de l’activité salariée : 15 milliards d’euros de notre plan d’investissement seront consacrés à l’acquisition des compétences par ceux qui en ont le plus besoin

→ Nous formerons 1 million de jeunes peu qualifiés éloignés de l’emploi et nous formerons 1 million de chômeurs de longue durée faiblement qualifiés.

 
Notre vision du marché du travail et celle d’un système qui protège

Ce modèle que la majorité présidentielle propose est un modèle qui accompagne les chômeurs dans leurs périodes de transitions, oriente vers les secteurs porteurs. Les demandeurs d’emploi bénéficieront d’un accompagnement renforcé dans la recherche d’emploi. Les salariés et indépendants seront davantage aidés dans leurs transitions professionnelles, qu’elles proviennent d’aspirations personnelles ou des nécessités de l’économie.

Député, je lutterai pour la protection des publics les plus vulnérables :

→ Les aides à l’accompagnement ne doivent pas bénéficier aux plus insérés dans le monde du travail. Au contraire, le modèle de formation professionnelle que je défends prévoit que les droits soient d’autant plus élevés que les besoins de qualification sont importants.

→ Je prônerai le dialogue constructif avec les entreprises, qui créent les emplois : Plutôt que contraindre juridiquement les entreprises à éviter les contrats courts en CDD, ce qui conduit à une hausse de contrats en intérim et de stages, je pense qu’il est nécessaire de les inciter financièrement à la stabilité des emplois.

→ J’aiderai les associations qui agissent pour l’emploi en facilitant l’usage du Fonds Social Européen (FSE, plus de 6 milliards d’euros destinés aux actions pour l’emploi en France) :  je proposerai de lisser dans le temps leur trésorerie grâce à une garantie publique.


Pour lutter contre le chômage, nous n’avons pas tout essayé. Le projet de la majorité présidentielle s’appuie sur les réussites des économies les plus efficaces et protectrices du monde. Il consiste aussi à traiter la question en s’intéressant aux problématiques liées : l’éducation, la réforme de la formation professionnelle, le modèle de croissance ou encore la place des seniors dans la société… Les Français ont élu Emmanuel Macron pour rénover en profondeur la manière dont la question de l’emploi est abordée en France : les Français méritent ce changement, comme ils méritent la fin des mesures partisanes qui ont prouvé leur inefficacité.