Améliorer les mobilités partout sur le territoire

La question des mobilités, c’est-à-dire comment nous organisons les déplacements est selon nous prioritaire. Près de 80% des Français habitant en zone rurale estiment que les moyens de transports ne sont pas suffisamment développés sur leur lieu d’habitation. Nous le constatons tous les jours dans notre circonscription.

Cette question des déplacements touche en réalité toute la vie quotidienne :

→ De nombreux Français ont déjà refusé un travail en raison de difficultés de déplacements : les personnes en insertion sont encore plus touchées (une personne sur deux).

→ Les entreprises, qui souhaitent embaucher, sont aussi victimes du manque de moyens de transports : certaines dans notre territoire – je pense à la Puisaye – peinent à recruter pour cette raison.

→ Il y a une dépendance à l’automobile individuelle en France, il faut aider financièrement les jeunes des zones rurales à obtenir leur permis mais aussi répondre aux causes de cette dépendance : transports publics inadaptés aux besoins, manque d’informations sur les autres modes de transports ou d’outils pratiques pour organiser les déplacements.

Nous devons répondre à la question de la mobilité sur notre territoire. Combien de personnes âgées ne peuvent se rendre chez le médecin ou faire leurs courses parce qu’elle ne peuvent trouver de solutions de transport ? Combien de jeunes ne peuvent suivre une formation pour cette raison ? Combien de personnes ne peuvent profiter de moments de loisirs ou culturels parce que les horaires de transports sont inadaptés ?

Quelles sont nos propositions sur ce chantier ?

Les besoins ne sont pas les mêmes partout. La priorité première est de comprendre la réalité des besoins de déplacements. Le projet d’Emmanuel Macron prévoit de donner plus d’autonomie et de flexibilité à ceux qui sont en mesure de connaître la situation locale : il faut décider au niveau le plus pertinent.

Notre proposition :

→ Nous souhaitons établir un diagnostic des besoins et des modes de mobilités. Cibler en premier lieu certaines communes où l’usage des transports publics est faible, tandis que le pourcentage de personnes sans mode de transport est élevé. Dans notre circonscription, il pourrait s’agit de Courson-les-carrières, Saint Sauveur, Toucy, Andryes, Etais-la-Sauvin.

→ Les collectivités territoriales pourront alors définir des stratégies de mobilité et chercher à les mettre en œuvre en s’appuyant sur les initiatives locales.


Comme pour d’autres domaines, nous pouvons faire mieux de manière rapide et simple. La bonne manière d’agir est de mieux coordonner l’offre de transport actuelle. Beaucoup peut être fait pour rendre le système plus efficace. Les problèmes résident dans le défaut d’informations aux usagers, notamment en raison d’informations peu pertinents et un manque de centralisation des données ; la question des lignes de bus qui ne s’arrêtent pas partout et imposent un moyen de rabattement ; ou encore le fait que les bourgs sont rarement connectés tandis que les services (services publics, commerces) sont dispersés dans un réseau de bourgs.

 Nos propositions :

→ S’appuyer sur tous les acteurs privés et publics pour rationaliser les offres et faire correspondre les horaires des transports avec les horaires de la vie (heures d’ouverture des services publics, des hypermarchés et zones commerciales, du cinéma…).

→ Avec les outils numériques, il s’agira aussi d’apporter à l’usager une information en temps réel, afin qu’il puisse organiser ses déplacements en combinant les transports collectifs et individuels (marche à pied, deux roues, voiture personnelle ou partagée). De nombreuses collectivités ont mis en place un tel système, nous voulons l’étendre à notre territoire.

Il faut penser la mobilité sur nos territoires par un modèle « porte à porte », c’est-à-dire penser le transport dans son ensemble. C’est ce modèle que je défendrai, en pensant l’ensemble du trajet : avoir des axes densifiés (trains), créer autour des gares et pôles d’activités des modes alternatifs pour le vélo (pistes cyclables, parkings) ou la voiture (covoiturage), s’assurer de la connexion entre les modes de transports.

→ Je souhaite qu’il soit possible d’allouer une partie significative des dépenses de voiries aux dispositifs facilitant ce modèle « porte à porte » : aires de stationnement pour le covoiturage et mise en place d’une plate forme dédiée, parkings, réseau de pistes cyclables, parking. Dans des circonscriptions proches de la notre, plus de 50 % des élèves vont au collège sans se faire déposer en voiture par leurs familles.

Pour notre planète, il est important de limiter les transports superflus :

Je veux penser aux jeunes générations. Aux jeunes qui veulent se déplacer de manière individuelle, je veux développer les aides au permis de conduire. Aux jeunes qui pensent que le modèle de la voiture individuelle est un modèle dépassé, que posséder une voiture est une charge et qui souhaitent « utiliser sans posséder », je veux faciliter l’auto-partage, notamment en améliorer la fiabilité du système liées aux garanties (mise en place d’un tiers de confiance public, géolocalisation).
73% des Français estiment ne pas avoir un accès simple aux nouvelles mobilités et l’offre dérégulée (covoiturage, autopartage, location de voitures entre particuliers). Il y a urgence à agir.

Pour réduire les nuisances et la pollution, je veux limiter les distances parcourues par les professionnels des services à la personne (commerces, santé, loisirs, etc.) en coordonnant leurs déplacements et mutualisant les moyens. Une concertation avec l’ensemble des acteurs de proximité permettrait de trouver des solutions. Nous pouvons par exemple regarder en Suisse où un patient peut transmettre sa prescription par email à la pharmacie et celle-ci envoyer les médicaments par voie postale.


Face aux enjeux de mobilité et aux carences actuelles, je crois en l’innovation. Je veux soutenir les dispositifs modernes et en phase avec la société. Je pense par exemple au dispositif « Rezo Pouce », qui est disponible dans plus de 1000 communes françaises, et qui se fonde sur la solidarité des utilisateurs. De nombreux dispositifs utiles existent : ils sont souvent à l’initiative d’associations : certaines regroupent un réseau de bénévoles qui conduisent des personnes qui en font la demande (48h en avance), pour un rendez-vous chez le médecin ou chez un proche. Je soutiendrai et étendrai de tels dispositifs.